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COMMISSION SOCIALE PANIERS DE CHABBAT ET RESTAURANT DU COEUR

Cim-Mag : Bonjour Bernard Guigui, vous co-présidez la Commission Sociale avec Elie Adevah, pouvez-vous nous dire quelques mots de votre organisation ?

 

Bernard Guigui: Nous sommes organisés en Association pour ce qui concerne ces deux entités "Paniers de Chabbat" et "Restaurant du Coeur". Elie Adevah est le responsable de la première citée. Fort heureusement, compte tenu de la tâche aussi importante qu'ardue, nous sommes entourés d'une équipe de bénévoles dont je souhaite à cet endroit souligner l'esprit d'abnégation.

Albert Azeroual, Eric Azoulai, Maurice Mamane, Robert Pariente, Madame et Monsieur Smadja, et bien sûr Elie Adevah, se mettent donc à la disposition de ceux qui parmi nous sont dans l'adversité sociale pour leur remettre chaque semaine Un Panier complet, préparé avec dévouement et amour.

 

Cim-Mag : Comment financez-vous ces actions ?

 

Bernard Guigui : En notre qualité d'association, nous sommes aidés par les collectivités locales, mais pas seulement. Une fois par an nous faisons appel à la Communauté, entre autres dans le cadre d'un Radiothon. Bien sûr les membres de la Communauté adhèrent massivement à cette action puisqu'il s'agit d'aider nos frères et sœurs qui sont le plus souvent dans des situations sociales très difficiles.

 

Cim-Mag : De quoi est composé le Panier du Chabbat ?

 

Bernard Guigui : Permettez-moi de préciser que celui-ci revêt un symbole qui nous tient particulièrement à cœur. Depuis des années, nous distribuons ces colis, une fois par semaine, et nous observons que ceux qui en bénéficient sont souvent esseulés, issus de familles éclatées, ...Offrir le nécessaire pour la préparation du Chabbat particulièrement, c'est aussi favoriser la réunion de la famille, la paix étant l'une des composantes majeures du principe même du Chabbat. C'est pourquoi d'ailleurs on dit : Chabbat Chalom (Paix).

Pour répondre à votre question, le Panier comporte entre autres les Pains du Chabbat, les bougies, de la viande, des conserves… absolument tout ce qu'il faut à une famille pour se réunir autour d'un bon repas chabbatique. Nous en distribuons plusieurs centaines, et ce chaque semaine, alors qu'à l'origine, nous le faisions uniquement trois mois dans l'année.

 

Cim-Mag : Où en est-on du Restaurant du Cœur ?

 

Bernarg Guigui: Celui-ci a été inauguré au mois de Décembre dernier, aux portes de l'hiver .Ouvert midi et soir, nous avons servi des centaines de repas chauds. Nous avons également fait des rencontres, le plus souvent intéressantes et constructives pour nous-mêmes, mais aussi pour tous ces gens venus s'alimenter certes, mais aussi repartir avec quelques ressources morales nouvelles.

Initialement, nous avions prévu d'ouvrir les portes de ce restaurant exclusivement pour la période hivernale mais, compte tenu de la demande et des besoins, nous étudions en ce moment son maintien toute l'année.

 

Cim - Mag : D'autres projets ?

 

Bernard Guigui : On souhaiterait qu'on n’ait plus besoin de nous, cela signifierait que la misère disparait. Mais malheureusement ce n'est pas d'actualité. Nous mesurons, semaine après semaine, l'étendue, le développement de la pauvreté qui semble d'ailleurs s'installer. En permanence, nous cherchons à optimiser nos modes de fonctionnement, la qualité et les quantités de nos produits.

Nous réfléchissons actuellement à la mise en place d'un Hôtel communautaire qui puisse devenir un abri pour certains de nos frères et sœurs qui pourraient être expulsés de chez eux. Cela arrive malheureusement assez régulièrement. D.ieu est grand.

 

Cim-Mag : Au nom de tous : merci Bernard, à vous même, à vos équipes.

 

Bernard Guigui : Voyez-vous nous n'avons aucun mérite. Le contact avec la misère nous rappelle nos limites, et nous impose d'agir. Et croyez bien que malgré nos efforts conjugués avec le Consistoire qui est partie prenante dans nos actions, le plus souvent nous sommes frustrés de ne pas faire plus encore.

En m'adressant à l'ensemble de vos lecteurs, je leur dis : nous avons besoin de vous, de vos contributions,

des bonnes volontés, car les temps sont durs.

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